Happy Divali!

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Happy Diwali !



Récitation du Shrì Soukta
Hymne védique exprimant la force toute puissante de la nature, Mère Nature, qui assure bien-être et prospérité à tous les êtres


Au-dela de l’imagerie kitsh et des représentations folkloriques des divinités dites «hindoues», que l’on retrouve partout en Inde et dans le monde entier, jusque sur les T-shirts les plus sexy, il est une réalité qui mérite d’être approchée. Une réalité essentielle, première, fondamentale sans laquelle rien de ce qui existe ne pourrait être...

Tout nous montre qu’il existe une force primordiale à l’oeuvre derrière tous les phénomènes naturels, de la pâquerette qui perce le sol pour s’épanouir au soleil à la danse des galaxies dans l’espace infini de l’univers. Tous les mécanismes de notre organisme, notre digestion, les battements de notre coeur, ainsi que tous les mouvements de la vie autour de nous sont les expressions visibles d’une force invisible sans laquelle rien ne pourrait être, vivre, se mouvoir et évoluer. La vie donne vie aux vivants.

De même qu’aucune machine ne fonctionne sans une source d’énergie, électrique, ou autre, de même aucun mécanisme naturel ne pourrait se faire sans énergie. La nature est le déploiement, la manifestation d’une force-énergie-créativité infinie, omniprésente. (D’ailleurs, l’énergie qui donne la force électrique, mécanique ou autre est aussi une source de force invisible, mais bien réelle. Très simplement, l’électricité ne pourrait pas donner de force si elle n’était elle même l’expression d’un champ de force plus fondamental.)

Le niveau transcendental, invisible, non-manifesté de l’énergie est le domaine que la physique moderne appelle le champ quantique, ou champ unifié des lois de la nature. Il est Shakti, Atma, Véda, en termes sanscrit, le langage de la science védique.

Mahalakshmi est cette force de vie, la puissance totale de la loi naturelle, silencieuse et non-manifestée, en essence, qui se manifeste et s’exprime dans tous les élans de la nature, de la vie, en nous, et autour de nous.

On emploie facilement, dans le langage courant, des expressions naïves comme, «invoquer la Déesse», demander la bénédiction de la Mère Divine, de tel ou tel dieu, ou «demander au Bon Dieu», prier pour obtenir quelque chose en retour.

La croyance qui anime cette attitude perçue comme «religieuse», est qu’il existe (peut-être, on est pas sûr, en fait...) une entité qui résiderait «quelque part». ailleurs, en dehors de nous et à qui nous adressons des requêtes, des demandes, des prières.

La sience védique nous enseigne une voie directe d’expérience de la source de notre être, la source de vie, d’énergie, de puissance et de force qui anime tous les êtres. La force, la vie, le Divin est en nous.

«Réalisez d’abord le royaume des cieux, qui est en vous, et tout le reste vous sera donné de surcroît», disait le Christ.

Dieu, Mère Divine, la source de vie est en nous. Méditation.

Les invocations védiques, les récitations des mantra du Véda sont des clés importantes dans ce processus. Ecouter le Véda récité, c’est animer cette vibration fondamentale, ce son primordial qui est la vibration spécifique d’un élan de l’énergie primordiale en une force particulière, dont le rôle dans la nature est bien spécifique. La réalité essentielle de cet élan est que la force spécifique reste toujours l’expression de la totalité dont elle est issue.

Ainsi, en langage «naïf» (le mot n’est pas péjoratif, comme lorsque l’on parle de peinture naïve), on dit que l’on adore un dieu, une déeesse particulière, que l’on invoque Hanoumâne, ou Lakshmi, que l’on est un dévôt de Krishna, cela n’est en rien limitatif. Hanoumâne, Lakshmi, Krishna, ou tout autre expression véritable du Divin sont à la fois une forme «personnelle» ou personaliséé du Divin, et le Divin dans sa totalité.

Voilà pourquoi les Hindous sont si tolérants de nature, chacun est libre et bienvenu d’adorer le Divin sous la forme qui lui parle le plus, avec laquelle il, ou elle est le plus confortable. Il n’est pas rare de voir caillou au pied d’un arbre, avec une fleur posée dessus, petit temple improvisé, une geste de reconnaissance, d’adoration au Divin...

Hanoumâne est le gardien de la porte qui mène au Divin dans sa forme la plus pure, et dans sa réalité sans forme : le Divin pur, le domaine transcendantal de la vie, Sat-Chit-Ananda, Être-conscience-béatitude.

Mahalakshmi est la force de vie qui donne aux formes leur beauté, qui soutient le succès des actions et qui est un flot intarissable d’abondance, de richesse et de joie.

La récitation que vous entendez dans la vidéo ci-dessus est un chant d’éveil à cette réalité, écoutez-le tranquillement, les yeux fermés, pendant quelques minutes. Vous en ressentirez les bienfaits. surtout après une méditation.

Alors que j’écris ce lignes, la rue est en fête, tabours et trompettes font trembler les murs, des pétards explosent de toute part, les autos klaxonnent à tout va et les gens sont heureux, bien éclatés, en tous cas !

Divali est la grande fête de l’année, à la fois Noël et Nouvel An réunis en une immense bastringue colorée. Aussi appelée la fête de la lumière, car la vie
est lumière, une occasion d’allumer bougies et lampes à huile dans votre maison, sur les fenêtres, partout !

Et que la lumière soit ! Et un chaleureux : «Happy Diwali!» à chacun, chacune d’entre vous ! Que le flot de la vie vous comble de joie, d’abondance et de paix.

Jai Ma, Jai Jai Ma!

DivaliLights

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